Les contes d'Hoffmann

d'Offenbach

 

Direction musicale : Alexandra Cravero

Arrangements : Pierre-Olivier Schmidt

Mise en scène & dramaturgie : Karine Laleu

Assistante mise en scène : Camille Joncheray

Chef de chant : Mary Olivon

Scénographie : Emilie Roy

 

Avec

L'Orchestre DBDD

&

Elise Bédènes (mezzo) : La Muse/Nicklausse

Guy Bourgeois (comédien) : Luther/Spalanzani/Crespel/Schlémil

Julien Clément (baryton) : Lindorf/Coppélius/Dr.Miracle/Dapertutto

Ludovic Coquin (comédien) : Andrès/Nathanaël/Cochenille/Frantz/Pitichinaccio

Julia Knecht (soprano) : Olympia/Antonia/Giulietta/Stella

Xavier Mauconduit (ténor) : Hoffmann

 

 

 

 


 

13 mars 2018 à 20h30

Théâtre Renaissance à Mondeville

15 Mars 2018 à 20h

Théâtre de L'Arsenal à Val de Reuil

17 Mars 2018 à 20h30

Auditorium à Les Pieux

20 Mars 2018 à 20h30

Théâtre Le Préau à Vire

24 Mars 2018 à 20h30

Théâtre Le carré du Perche à Mortagne

21 juillet 2016 à 20h

&

24 juillet à 15h30

Eglise Saint-Hilaire de Bazoches

 

Bande-annonce

NOTE D'INTENTION

Unique opéra de Jacques Offenbach, Les Contes d'Hoffmann est également la dernière oeuvre du compositeur.
Librement inspiré de la vie et de l'oeuvre d'E.T.A Hoffmann, l'opéra explore la frontière entre réalité et fiction, chère à ce poète du XIXème.
On y retrouve un Hoffmann proche de la caricature du poète romantique : torturé, alcoolique, ne pouvant créer que dans la douleur de ses amours malheureuses.
Les histoires s'imbriquent, créant une structure complexe qui nous fait voyager d'une réalité à une autre.


Hoffmann, poète célèbre, est en panne d'inspiration, préférant se consacrer à ses amours conflictuelles avec la jeune étoile montante de l'opéra : Stella.
Sa Muse, décidant de le rappeler à la création, prend l'apparence de son fidèle compagnon Nicklausse pour l'arracher à ses amours, le protéger du “diable” qui cherche à le briser, et l'amener à se consacrer à elle seule, la Poésie.
Au coeur de la Taverne du théâtre où se produit Stella, Hoffmann raconte à ses amis sa quête de la femme idéale à travers trois histoires d'amours tragiques, trois femmes qu'il a follement aimées, trois expériences qui l'ont fait sombrer... Olympia, Antonia et Giulietta...


J'ai souhaité marquer le changement de réalités des Contes d'Hoffmann.
La taverne de Maître Luther est la réalité “d'aujourd'hui”, un aujourd'hui que j'ai choisi délibérément non réaliste, évoquant plutôt une autre dimension, une époque à connaitre, curieux hybride d'un XIXème futuriste.
Les tons sont colorés, les formes très dessinées, on y retrouve du bois et du métal, chaleur traditionnelle et froid tranchant de l'acier moderne.
En opposition, les “contes” - les trois histoires racontées par Hoffmann - offrent une réalité fictionnelle. Ils amènent les spectateurs dans une nouvelle dimension, où la réalité se déforme et laisse place à la magie. Un monde où l'on vend des yeux, où les jeunes filles se déglinguent, où les portraits prennent vie et chantent, où l'on vole des ombres et des reflets pour un diamant, où les objets sont sublimés dans leur fonction symbolique.
Inspirées de certains contes du “vrai” Hoffmann, ces histoires nous font entrer tour à tour chez Olympia, automate conçu par un savant fou, Antonia, jeune chanteuse malade qui succombera à l'appel du spectre de sa mère et Giulietta, courtisane maléfique entrainant le poète dans une spirale infernale.


L'univers de ce rêve, de cette folie, je l'ai choisi blanc...blanc et argent.
Blanc parce que c'est la couleur du papier, support du poète; et celle de la page blanche en attente d'être remplie.

Plié, froissé, déchiré, en origami ou sculpté, il apparait dans les décors, costumes et accessoires.
Argent parce que c'est celle du miroir, celui qui revient tant de fois dans l'opéra, celui à travers lequel on passe et qui nous fait changer de réalité, flirter avec la folie, perdre un bout d'être.
Lorsque Giulietta vole le reflet d'Hoffmann, il est aspiré par une force cruelle, vidé de son sang d'encre créateur, vampire littéraire en errance.
Ainsi souffre l'artiste romantique déchiré entre la création et l'Amour.

 

Comme un écho à l'impossible création, l'opéra est inachevé, Offenbach mourrant trop tôt pour finir de l'écrire.
Alors, chaque création des Contes d'Hoffmann est l'occasion de donner le jour à une nouvelle version. Le metteur en scène et le chef d'orchestre ajoutant ou supprimant tel ou tel passage pour des raisons de sens, d'interprétation, de choix esthétique.
Nous n'échappons pas à la règle : le format “opéra de poche” nous a amenées à couper certains passages musicaux et éléments du texte.
J'ai ensuite puisé dans les différentes versions connues du livret pour proposer une adaptation cohérente et mettre en valeur les enjeux de l'opéra qui m'ont attirée et touchée.

 

La structure en fractales joue sur les mises en abîme successives.
Celle du récit dans le récit, celle des réalités multiples, de l'auteur qui écrit et vit son oeuvre, du travestissement, du théâtre caché et du jeu en coulisse, du spectateur tour à tour voyeur et acteur, de l'orchestre sortant de sa fosse pour vibrer au coeur de l'action théâtrale.
Pour ces raisons, la taverne est aussi la coulisse du théâtre, certains spectateurs sont invités à prendre place autour des tables au milieu des acteurs, le décor évoque le miroir surdimensionné d'une loge et la page d'un livre que l'on tourne.
Les acteurs interprètent tous plusieurs personnages, ainsi que l'avait souhaité Offenbach.
Il me semble indispensable que l'on reconnaisse chaque personnage du prologue dans ses différentes versions.
Hoffmann pourrait créer “en direct”, inventer ces histoires au moment où il les raconte et utiliser, dans son imaginaire, tout ce qui se trouve à sa disposition : les objets que l'on retrouve déclinés à l'infini (clé, fleur, miroir,...), les gens dont il emprunte les traits pour dessiner ses personnages.
Mais il pourrait aussi raconter ces histoires, chacun des personnages du prologue acceptant de se prêter à ce nouveau “jeu de rôle” grandeur nature... “On dirait qu'on serait chez un savant fou...”, “Oh moi je fais le savant !”... “Moi la poupée !”
Le choix est ouvert... Le spectateur décidera...
Comme dans tout conte, il est question de choix, d'initiation, de mort, de métamorphose, de création. Le drame ne se prend pas au sérieux et le rire y est tragique. On tremble, on rêve, onpleure, on éclate de rire, on voyage...

Vous venez avec nous ?
Karine Laleu

Festival de Bazoches - 2016
Tournée Orchestre Régional de Normandie - 2018
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