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Histoire

 

Les aventures de Candide, jeune bâtard amoureux de Cunégonde, la fille du baron qui l'a élevé.

Le jour où cet amour est découvert, Candide est chassé du château. Ses errances l'entraînent autour du monde et ses déconvenues ne font que croître. Il tente de garder un optimisme inaltérable, son maître de philosophie lui ayant enseigné qu'il vivait dans le meilleur des mondes possibles...

 

“Entre opéra et comédie musicale de Broadway, cette version atypique de Candide, chante et nous enchante !”

 

 

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles...

Textes : Candide de Voltaire (textes en français)

Musique : Candide de Leonard Bernstein (chants en anglais)

 

Mise en scène et adaptation : Karine Laleu

Direction musicale : A. Cravero (version orchestrale)

Chef de chant – pianiste : Bertille Monsellier

Création costumes : Frédéric Morel

Création lumières : Didier Glibert

Création maquillages et coiffures : Analia Perego

Production : Cie Art Om

 

Avec :

Ludovic Coquin – Voltaire & co...

Virgile Frannais - Le baron / Pangloss / Martin

Marie Kalinine - La baronne / Old lady

Julia Knecht - Cunégonde

Hugo Tranchant - Candide

Note d'intention

Candide ou l'ovni musical.

Opéra, comédie musicale, opérette, Candide de Bernstein est délicat à classer.

Toujours il s'échappe !

Créée en 1956 à partir du conte philosophique de Voltaire, l'oeuvre n'a cessé dêtre remaniée, coupée, rallongée... Le tout par une succession de librettistes et de compositeurs, dont Bernstein, lui-même.

Pour cette adaptation en opéra de poche, j'ai décidé de prendre comme référence la version dite “RNT”, soit la plus complète et la plus proche de la volonté de Bernstein.

L'idée était de respecter la trame et la forme du conte (chapitres et Voltaire en narrateur), de garder les chants en anglais et d'adapter les textes en français à partir du texte original de Voltaire et de celui du livret de référence.

Alexandra Cravero, cheffe d'orchestre, a proposé une réduction de l'oeuvre avec 4 solistes et un comédien.

 

Qui dit conte, dit conteur...

Dans l'oeuvre originale bien entendu et parfois dans celle de Bernstein, Voltaire apparait comme le narrateur de l'histoire. C'est également mon parti pris.

Voltaire, selon J. Orieux, était passionné de théâtre. Il lisait lui-même ses pièces en “avant-première” dans des salons privés et, lorsqu'une de ses oeuvres était jouée, il poussait l'amour de cet art jusqu'à sauter sur le plateau pour montrer aux comédiens la meilleure façon de l'interpréter. Un peu déplacé, souvent emphatique et un tantinet cabotin, mais d'une énergie folle qui l'amenait à incarner tous les personnages avec la même fièvre.

L'anecdote est si réjouissante, que j'ai souhaité m'en inspirer. Un comédien interprète donc Voltaire conteur, délaissant son livre pour incarner de plus en plus les personnages qu'il décrit. Il partage la scène avec les solistes. Le chanteur interprétant Pangloss, professeur de philosophie “optimiste” joue également le rôle de Martin, son pendant pessimiste... Deux versants d'un même roc : le mentor de Candide, la voix de sa foi.

 

Naïf, Candide ?

Oui, voici la base du conte initiatique : une jeunesse “innocente” voyage autour du monde, se confronte à diverses épreuves et en ressort changée, grandie, assagie...

Voltaire a choisi la forme du conte de notre enfance pour faire une satyre de son époque. Il assassine religion, despotisme, militarisme, condition de la femme, philosophie (particulièrement l'optimisme de Leibniz)..., sous couvert d'un joli conte pas vraiment pour enfants. Les personnages sont très marqués, voire caricaturaux, comme dans nos contes classiques; ils vivent des horreurs et ressussitent comme par magie.

Cette forme évoque celle des cartoons. Tom et Jerry, Bip bip et le coyotte, se massacrent à coup de carabine, sont mille fois coupés en rondelle, mais ils reprennent forme et continuent incessament leur danse infernale.

Ainsi, Cunégonde est violée et éventrée mais “on ne meurt pas toujours de ces deux accidents”; Pangloss se nécrose à cause de la syphilis, est pendu, mais réapparait aussi optimiste que jamais; Maximilien est égorgé et transpercé d'une épée mais continue à ramer dans une galère...

 

C'est pourquoi j'ai choisi un univers de mangas.

Le jeu est burlesque (émotions exacerbées, arrêts de masques, courses poursuite, retour public,...);

les scènes sont ponctuées de danses, parodies des chorégraphies de comédies musicales américaines;

les maquillages, poussés à l'extrême, amènent une dimension clownesque;

les perruques colorées aux coupes design, évoquent le style cosplay des jeunes japonais du quartier de Harajuku;

les costumes s'inspirent d'une base du XVIIIème pour se développer en une dimension pop (couleur tranchée spécifique à chaque personnage, forme très découpée évoquant le corps déformé du “bouffon”).

Seuls Voltaire et la pianiste ont un costume classique du XVIIIème.

Les autres évoluent avec leurs personnages. Au début, chaque ligne est très propre, voire genrée jusqu'au cliché (bleu pour le garçon et rose pour la fille), chaque costume, une unité. Au fur et à mesure de leurs épreuves et de leurs déconvenues, les personnages sont blessés, abîmés, déformés... ainsi évoluent leurs costumes (manches arrachées, trous béants, coutures apparentes,...). Le violet, couleur de la vieille (seul personnage ayant achevé son évolution au début de l'oeuvre) envahit progressivement les costumes.

Les changements se font à vue pour nourrir cette distanciation du conte et toujours rappeler au public que l'on “joue à”. Voilà la ronde des masques, sabres de pacotille, fausses dents et fausses moustaches !

 

Pour ce récit de voyage, chaque personnage a sa propre valise, de taille et de couleur spécifique.

Il y transporte ses accessoires et, tel un jeu de construction géant, l'assemblage de ces valises change le décor, créant tour à tour bateau, pirogue, siège, etc...

Embarquons ensemble...

“Il était une fois, dans le château de M. Le Baron de Thunder Ten Tronckh, un jeune garçon qui se nommait Candide...”

Karine Laleu

Le projet pédagogique

Nous proposons de faire participer des amateurs de chaque ville où nous sommes programmés, au choeur final de l'opéra, afin de s'initier au chant et au travail scénique, de découvrir l'opéra de l'intérieur et de partager la scène avec des professionnels.

L'idée étant d'amener l'opéra au public : en le programmant dans des lieux qui n'en ont pas l'habitude, en allant vers un public de “non initiés”, enfin en proposant à un groupe d'amateurs de participer à notre spectacle.

En savoir plus : télécharger le dossier de présentation ci-dessous

Crédit photos : Aline Groley

In the mood for Voltaire - Crédit : V. Frannais

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